dimanche 27 septembre 2009

Parlons de transports publics une fois

Interview d'un géographe travaillant à la compagnie de transports publics de Lausanne, les TL. Parue le 25/09/2009 sur le LausanneBondyBlog.

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Successeur des journées sans voiture initiées par la Commission européenne, la semaine de la mobilité en est à sa 8ème édition. Sept jours durant à travers l'Europe, les villes participantes organisent des manifestations autour du thème de la mobilité et font la promotion des modes éco-mobiles (transports publics, vélo, trottinette, marche, …). Le but ? Promouvoir une mobilité durable et sensibiliser les citoyens à la problématique du réchauffement climatique. Du 15 au 27 septembre, Lausanne et de nombreuses communes du canton de Vaud participent à l’évènement (voir le programme).


Le LausanneBondyBlog en a profité pour s'immerger dans l'univers des Transports Lausannois. Dans un contexte de prise de conscience généralisée des problèmes climatiques, les projecteurs se braquent plus que jamais sur les transports publics. Comment les TL parviennent-ils à répondre aux différentes attentes qui pèsent sur eux?

Géographe de formation, Christophe Jemelin a travaillé pendant 13 ans dans la recherche sur le thème des transports et de la mobilité à Lausanne, Genève et Paris. Titulaire d'une thèse de doctorat sur la qualité de service dans les transports publics en Suisse et en France, il officie depuis an aux Transports Lausannois. Votre blogueur s'est ainsi plongé dans l'actualité des "bleus et blancs", entre le premier anniversaire du M2, le retour du tram et les déplacements des Lausannois.


Etienne Doyen : En quoi consiste votre travail aux TL?

Christophe Jemelin : Je travaille dans le processus appelé "Développement de l'Offre". Il s’agit de la partie des TL située le plus en amont, celle qui s’occupe des projets à long terme. Concrètement, je suis actif dans trois choses. Je m’occupe tout d’abord de ce qu'on appelle les "axes forts". Je prépare le projet du futur tram, ainsi que de nouvelles lignes de bus performantes, en site propre. Je travaille également sur la réorganisation du réseau régional, autrement dit les lignes des TL qui vont dans la campagne vaudoise. Des communes comme Cugy ou Froideville sont en croissance démographique, et on va adapter l'offre environnante en fonction de la demande. Et enfin, je participe à la réflexion sur la création d'un véritable réseau de nuit à Lausanne. Actuellement, il y a le service "Pyjama" mais il sert uniquement à ramener les personnes chez elles à partir du centre. Les TL planchent sur la mise en place d'un vrai réseau nocturne, comportant des lignes définies. Et la possibilité d'aller dans les deux sens, comme par exemple un bus par demi-heure ou par heure.

ED : Cela fait un an (NDLR le 18 septembre 2008) que le M2 a été inauguré, un peu moins qu'il est effectivement en service. Quel bilan en tire-t-on aux TL à l'heure actuelle?

CJ : Les TL ont réalisé une enquête sur les passagers du M2 en avril dernier, afin de mesurer leur satisfaction et identifier les points à améliorer. Selon ce sondage, 80 % des passagers disent être satisfaits du M2. On hésitait à garder les fameux jingles que l'on entend dans chaque station, mais finalement les résultats de l'enquête nous ont poussé à les garder : 70 % des usagers y sont favorables!

Actuellement, on projette de faire une enquête sur les origines et les destinations des déplacements des gens qui prennent le M2. On sait qu'on a gagné de nouveaux clients, mais on ne sait pas sur quel mode de transport on les a "gagnés" : cela peut être des gens qui se déplaçaient en voiture avant, mais également à pied ou en vélo.

ED : Quelle est la fréquentation du M2?

CJ : Globalement, le M2 est un succès : le nombre de passagers transportés est supérieur aux prévisions que nous avions faites. la journée la plus chargée est le vendredi, avec en moyenne 75 000 passagers sur l'ensemble de la journée. Le record de la ligne a justement été atteint lors de la semaine de la mobilité, le vendredi 18 septembre 2009, avec plus de 82'000 passagers ! Mais le bilan complet sera tiré le 27 octobre prochain, après un an d’exploitation.

ED : On sait que Lausanne possédait auparavant un réseau de tram dense. L'acronyme TL vient d'ailleurs de là, puisqu'il signifiait à l'époque "Tramways Lausannois". Cela a duré jusqu'en 1964, lors de l'Expo nationale, où la dernière ligne de tram a été enlevée, dans un contexte idéologique propice à la voiture et au bus. Mais les temps changent.. le retour du tram à Lausanne, c'est pour bientôt?

CJ : Oui, une ligne de tram est projet actuellement. Elle passera par Villars-Sainte-Croix, Bussigny, Renens, Le Flon, La Blecherette pour finir à Rionzi (Le Mont). Les travaux commenceront en 2012-2013, et la mise en service est prévue en 2015-2016.

ED : Cela correspond en partie au tracé de la dernière ligne démantelée, la ligne 7 qui allait de Renens à la Rosiaz.. ironie du sort ?

CJ : C'est vrai. La différence est que la ligne 7 passait par St-François, alors que la future ligne de tram passera par le Flon, où elle sera directement connectée au LEB, M1 et M2. En fait, le choix de revenir au tramway a été fait pour deux raisons.

Tout d'abord, l'actuelle ligne de trolley-bus entre Renens et Val-Vert (ligne 7) est saturée. Avec plus de 9 millions de voyageurs par an, il s'agit de la ligne la plus chargée du réseau. Il n'est plus possible d'augmenter la fréquence avec le bus, nous sommes donc obligés de mettre un mode de transport capable de transporter plus de personnes en même temps : le tram.

La deuxième raison de l'implantation d'un tram est la volonté politique d'utiliser un mode de transport structurant comme outil pour l'urbanisation. Ainsi, les travaux du tram vont s'inscrire dans le développement de Malley, de Renens-Bussigny (surnommé "arc-en-ciel") ainsi que de toute la partie Flon-Blecherette-le Mont, dans le cadre du projet Métamorphose. L'idée est de développer la ville autour des transports publics, et ne pas répéter les erreurs commises à Crissier où les transports sont arrivés 15 ans après le développement de la zone commerciale.

ED : Voici ce qu'on peut lire sur le site du PALM (NDLR : le Plan d'Agglomération Lausanne-Morges) :

"Depuis plusieurs décennies, l’agglomération Lausanne-Morges est engagée dans un processus d'étalement urbain qui menace ses capacités de développement, congestionne le trafic routier et nuit à l’environnement. (...) Lausanne-Morges est, en Suisse, l'agglomération où l'on se déplace le plus en voiture, le moins en transports publics et en mobilités douces. Dans de larges territoires, la pollution atmosphérique dépasse les limites imposées par la législation."

Qu'en pensez-vous? Est-ce que la desserte en transports publics de Lausanne n'est pas bonne, une petite ville de 200 000 habitants qui a deux lignes de métros, ce n'est déjà pas si mal, non?

CJ : Il faut savoir que le PALM porte sur toute l'agglomération. Il comprend donc des zones comme Crissier, qui se sont développées de façon complètement anarchique. À l'ouest, il y a de façon générale un manque de transports publics, et les taux de pollution sont effectivement élevés. C'est pour cela qu'il est prévu une augmentation de l'offre bus de 40 % d'ici 2014. Il s'agit d'un saut énorme, dont la quasi totalité des améliorations sera située à l'ouest. Le constat du PALM me semble exact mais, d'une part, il va s'améliorer, d'autre part, si l'on prend uniquement la zone Lausanne-Renens-Prilly-Epalinges, il y a un réseau dense, et la part des transports publics dans l'ensemble des déplacements est bonne, même en légère augmentation.

ED : Aujourd'hui, on parle partout du réchauffement climatique. Tout le monde ou presque se dit "écolo", et sur papier, tout le monde est favorable aux transports publics... mais dans les faits, beaucoup de personnes changent peu leurs habitudes et continuent à se déplacer en voiture! Est-ce que vous observez une différence de comportements chez vos usagers, avez-vous de nouveaux clients ?

CJ : Nous avons une augmentation de clients, oui, mais cela ne signifie pas nécessairement une augmentation de parts de marché, par rapport à la voiture par exemple. Ces nouveaux clients sont peut-être uniquement dûs à la croissance démographique de l'agglomération et à une plus forte utilisation de nos services par les clients actuels. Pour l'instant, il est trop tôt pour le dire.

Il me semble que plus qu'une sensibilité écologique, c'est plutôt un aspect économique qui pourrait expliquer une plus forte fréquentation des bus. Il y a deux ans, lors de la montée du prix de l'essence, les gens se sont mis à réfléchir aux coûts. Et certains se sont mis à faire un calcul économique qui les a amenés à choisir les transports publics.

La sensibilité écologique est plus perceptible au niveau des communes : pour une commune, avoir une bonne desserte transports publics est devenu un atout alors qu'avant, c'était parfois vu uniquement comme une charge.

Donc, pour moi, cette vague écolo agit plutôt comme un contexte général favorable pour nous, mais pas forcément comme un facteur direct qui amène plus les gens dans les bus. Mais les comportements changent, c'est visible : les gens "zappent" entre les différents modes de transports, ils choisissent de prendre la voiture, les transports publics ou le vélo en fonction de la météo, du programme de leur journée, etc. Ils s'habituent à passer d'un mode de transport à un autre dans la même semaine, voire la même journée. On voit de moins en moins d'"automobilistes exclusifs", qui font tout en voiture.

lundi 21 septembre 2009

Back in town

Bien le bonjour!

Voici que Chroniques Helvétiques reprend du service, après une hibernation estivale de plusieurs semaines... J'ai profité de l'été pour retourner en Belgique, d'où le silence prolongé.

À l'entame de ma deuxième année à Lausanne, l'aventure de ce blog continue, dans la continuité mais également la nouveauté. Je vais continuer à décrypter cette Suisse romande qui m'entoure, et à vous communiquer mes humbles constatations/interrogations/interprétations, et autres trucs en -tion. Je vais peut-être aussi utiliser l'espace du blog pour décrire un voyage que j'ai effectué, mais qui n'a rien à voir avec la Suisse... Mystère pour l'instant. Chronique, oui, helvétique, pas vraiment. Je m'accorderai donc une petite entorse à ma ligne éditoriale (wah l'autre). Et enfin, je publierai des articles que j'écris pour le Lausanne Bondy Blog.


Le Lausanne Bondy Blog est un projet de journalisme sur Lausanne qui en est à sa deuxième année. Il fait partie d'un réseau de blogs (Neuilly, Marseille, Dakar, Lyon,...) tous issus d'un blog qui date de 2005 : le Bondy Blog. Ce blog a été créé par des journalistes suisses (l'Hebdo) lors des émeutes dans les banlieues françaises. Son ambition était de donner à voir les cités d'une autre manière, en réalisant une véritable immersion sur place. Par la suite, ce sont les acteurs-mêmes de Bondy qui ont pris possession du média pour poursuivre les débats enclenchés et en lancer d'autres.

Le Lausanne Bondy Blog a une démarche proche de son grand-frère, à savoir donner la parole à des personnes qui ne sont pas nécessairement des journalistes professionnels, mais qui peuvent décrire Lausanne de l'intérieur, avec un point de vue différent. Le contenu, par contre, est plus large que le thème des banlieues, puisque cette problématique est quasi inexistante en Suisse.

Je vous invite donc à aller jeter un coup d'oeil, et à mettre le site dans vos favoris ! Une vingtaine de chroniqueurs se relayent pour vous montrer la cité vaudoise sous toutes ses facettes. Ce boulot d'écriture sera assez absorbant, peut-être que le rythme jusqu'ici soutenu de Chroniques Helvétiques ralentira quelque peu.. mais si je vous manque, vous savez où me trouver !

Sur ce, chers lecteurs, je vous souhaite une bonne semaine ! Et je vous agrémente d'une petite photo prise à Chauderon de bon matin. Cela sent bon.. l'eau.
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mercredi 24 juin 2009

Je consomme, donc j'ai le look (coco)

Arriver dans un nouveau pays, c'est nécessairement être confronté à de nouvelles enseignes. Il est où mon Colruyt, je ne le trouve plus, je suis perdu... En Suisse, je n'ai pas vu de Delhaize, de Carrefour, d'Aldi, de Lidl. Par contre, j'ai vu des Migros et des Coop (partout partout), des Denner, des Manor.

Il y aurait beaucoup à dire sur les deux géants du marché de l'alimentaire en Suisse, Migros et Coop. On apprendrait ainsi que la Migros ne vend pas d'alcool, traduisant la philosophie de son fondateur ; on découvrirait que la Coop était à la base une coopérative, apparemment un modèle du genre. Ce qui m'intrigue personnellement, c'est la position de monopole que les deux enseignes ont ; elles sont présentes partout, et la concurrence semble absente. C'est comme si, en Suisse, le nombre de chaînes de supermarchés était inversement proportionnel au nombre de banques...

Aujourd'hui, je voudrais vous parler de Manor. Il s'agit d'une chaîne qui vend des vêtements, des meubles, de la papeterie, de la nourriture, des couettes, des rideaux, des bijoux, du parfum, des cotons-tiges, des jouets, des actions Fortis,... bref, de tout. À Lausanne, dans le grand Manor qui fait sept étages, il y a en plus au sous-sol un Manor Food, qui propose tous les bons produits que la Migros ou la Coop proposent, mais en mieux achalandé et servi par des stewards plus beaux. Les oeufs sont ainsi disposés sur un lit de vraie fausse paille dans un panier, on a le sentiment que les poules sont venues les pondre dans le magasin pendant la nuit, c'est magique.

Au centre de ce monde idyllique, il y a un slogan :


Je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle avec un autre slogan, d'une chaîne belge de distribution, Delhaize :


Et je dois dire que maintenant, je suis rassuré. Avant, en Belgique, je n'étais pas bien, j'étais hésitant. Je ne savais pas quoi faire de ma vie, je ne savais pas quoi manger, quels produits acheter. J'étais engoncé dans les conventions sociales, tétanisé par les attentes que la famille, les amis, les profs avaient vis-à-vis de moi. Je voulais m'en défaire et m'affirmer, mais je n'y arrivais pas. Cela minait mon existence. Je me réveillais en sursaut pendant la nuit, en sueur, en doutant profondément des choix que j'avais à poser. J'errais dans les rues, perdu, à la recherche d'un sens.

Et puis, un jour, je suis rentré dans un Delhaize, et là, ce fut le choc. Cette phrase, affichée en grand, cette injonction : "Vivez comme vous voulez". Dès cet instant, j'ai su que je ne serais plus le même. Ma vision du monde a basculé, je me suis senti libéré d'un poids. Avant, on me disait : "fais ci", "va là", "apprends ci", "ne dis pas ça". Là, pour la première fois, quelqu'un m'enjoignait de penser par moi-même et à faire ce que bon me semblait. Une révolution copernicienne, ni plus ni moins.

J'ai fait ni une, ni deux : je me suis précipité dans les rayons et je me suis acheté deux boîtes de Mélo-cakes, que j'ai goulûment englouties sur le parking devant le magasin. Un vieux rêve d'enfant.

J'étais alors un homme heureux, épanoui, qui avait la chance de pouvoir déployer son mode de vie sans entrave, grâce à toutes les bonnes choses que propose Delhaize.

Puis je suis arrivé en Suisse. Et là, je suis retombé dans les affres de l'incertitude. Disparus, les Delhaize! Il m'était impossible de vivre comme je voulais!

J'étais au plus mal. L'âme en peine, je me morfondais à la Migros ou la Coop. J'avais le sentiment d'être redevenu fade et commun.

C'est à ce moment-là que j'ai eu la deuxième révélation de ma vie. Je suis entré par hasard dans le Manor, et j'ai vu le Slogan. "Donnons du style à la vie"... oui! C'est cela même! Quelle classe, quel look j'ai, en achetant mes kiwis chez Manor! Un vrai caïd, vous devriez me voir. Maintenant je me trimbale dans la rue, le pas assuré, le visage haut, sûr d'être cool. Aucune comparaison avec la morne existence que je menais précédemment! Pfiu! Maintenant je peux le dire, je n'avais aucun goût à l'époque.

Aujourd'hui, je veux remercier Delhaize et Manor. Par deux fois, vous m'avez tendu la main alors que j'étais à un moment creux de ma vie, et vous m'avez relevé. Recevez ici toute ma reconnaissance. Alléluia! Chantons mes frères, chantons les louanges! ALLELUIA!!
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dimanche 7 juin 2009

La petite fille qui batifolait dans les montagnes

Quand on explique à ses proches que l'on vit en Suisse, cela exhume assez naturellement des images-clichés... on parlera des vaches Milka, du yodle, des banques, de la lenteur suuuuisse, etc.

Dans les représentations que l'on se fait de la Suisse, il y a aussi la-petite-fille-qui-batifolait-dans-les-montagnes. Mais si, vous savez, celle qui se roule dans les fleurs avec un grand sourire, accompagnée d'un chien ou d'un cabri, et qui habite dans un joli chalet!

Chacun a la sienne... il y a Heidi et Annette (que j'aime tout particulièrement).

Ne sont-elles pas mignonnes, nos petites héroïnes qui s'esbaudissent dans les hauteurs? Mais Dieu qu'elles se ressemblent! Annette aurait-elle copié Heidi? L'hypothèse est lancée...

mercredi 3 juin 2009

C:\Suisse\Montagne\Hiver\Valais\Saint-Luc

Après la sortie du petit labo aux Diablerets, je vous propose un deuxième flash-back neigeux : un week-end passé à Saint-Luc, station de ski située en Valais.

Plusieurs constatations :
1) ouah que c'est beau quand il y a du soleil
2) le snowboard, la première fois, ça fait mal. Je ne savais pas que je pouvais souffrir d'autant de muscles à la fois. Après les deux jours de chutes et de rechutes, ces petits chéris endoloris geignaient au moindre mouvement (me faisant ainsi durement payer le traitement de choc que je leur avais imposé).

À l'aller, soleil couchant sur le Léman.




Le village de Saint-Luc (bois, bois, bois).

Maintenant, la neige est partie... et la montagne est à vous, les amis! Lancez-vous, courez, sautez, roulez-vous dans les fleurs, baignez-vous dans les lacs! Vivez montagne, respirez montagne, pensez montagne!
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*ce post vous a été offert par l'Amicale des Montagnards Lyriques*

mercredi 13 mai 2009

C:\Suisse\Montagne\Hiver\Vaud\Diablerets

Permettez-moi un petit retour en arrière (ou plutôt deux retours, car le post prochain sera aussi un flash-back). Souvenez-vous. Mars 2009. Mois... euh comment le caractériser? En ce qui me concerne, il fut montagneux, il fut neigeux, il fut skieux. Commencons avec le premier épisode : la sortie de labo (aah ça sonne bien, j'ai hâte de lire de la suite, ou de l'écrire, ce qui revient au même dans le fond).

Donc, par une magnifique fin d'après-midi de mardi 03 mars, un petit labo de sociologie urbaine s'en va à la montagne pour prendre l'air (dans les manuels de gestion, cela s'appelle du team-building). Il s'en va dans les Alpes vaudoises, aux Diablerets.

Après avoir fait une promenade nocturne en raquettes suivie d'une fondue qui fait plaisir, le petit labo s'endort pour se réveiller le lendemain matin. Nous sommes le mercredi 04 mars. Le petit labo a des velléités de se mesurer à la poudreuse dans la joie et la bonne humeur. Il sort de sa chambre, va sur son balcon, et doute, en voyant ceci :

Mais le petit labo regarde à gauche et à droite (il était équipé de la fonction "agrandir l'objectif"), et il se dit qu'il y a de l'espoir.

Oui, vraiment, il était en droit d'espérer.

'ce que je vous disais?

Et donc, il était content, le petit labo. Il a pris ses skis et le remonte-pente (pas de la même manière), et il s'en est allé vers les vastes sommets, et il est tombé admiratif face à ça...

et à ça. [si vous ne me croyez pas, cliquez pour agrandir, vous verrez]

Bon, pour être tout à fait correct, il faut préciser que peut-être une part de lui-même était plus étonnée que l'autre (peut-être). Peut-être même que c'était cette part qui n'avait pas beaucoup l'expérience des montagnes et du ski, de cette part-même pour qui les activités de ce genre restaient occasionnelles et fort coûteuses (moins occasionnelles que, disons, rouler en vélo le long de l'Escaut). Oui, peut-être, c'est vrai.
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Le petit labo, tous les sens aux aguets, fut ravi de s'esbaudir sur les pentes enneigées. Ci-dessus, mise en abîme du petit labo prenant le téléski, d'un angle...

et d'un autre.
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Puis le petit labo eut faim, et il dut se sustenter. Mise en abîme du petit labo se sustentant.

Après s'être sustenté, le petit labo entreprit à nouveau de descendre la montagne. Puis, il dut se résoudre à descendre pour de bon. Durant son trajet en transports publics, il passa à la gare d'Aigle, où les petits trains à voie métrique des Transports Publics du Chablais étaient sagement garés. Les braves.

jeudi 7 mai 2009

Carte blanche à Mathieu (II) : musée de l'art brut

Merci Mathieu pour ce post tout en illustrations. C'est frais, ça change, on aime. Je tiens à rassurer nos lecteurs, nous ne fîmes pas la rencontre, durant sa visite, de quelconque terroriste suisse prêt à enrayer l'invasion wallonne à l'aide d'une pique à fondue ou de je ne sais quel autre instrument de torture national...

J'espère que tu es bien rentré et que tu es en mesure de lire ces lignes (plus précisément que le train n'a pas déraillé au retour, auquel cas les angoisses de ta grand-mère étaient fondées, et toi bien puni de les avoir ignorées, pire, raillées).

Qui soit ; l'enfant, habile de ses doigts, a en tout cas gribouillé un compte-rendu de notre visite du musée de l'art brut, musée absolument incroyable qui vaut le détour si vous êtes à Lausanne. On peut y contempler les oeuvres de sociopathes et de dérangés en tous genres. Outre les artistes habilement croqués par Mathieu, j'ai un petit faible pour Aloïse, qui s'est imaginé une passion avec l'empereur Guillaume II, allant jusqu'à se représenter en couple avec l'intéressé sur plusieurs tableaux. Ceci n'est pas sans rappeler le film "À la folie... pas du tout", dans lequel Audrey Tautou se crée une histoire imaginaire avec Samuel Le Bihan. L'érotomanie, voilà, c'est ça.

Cliquez sur les images pour les agrandir. Une fois l'image agrandie, vous devez revenir en arrière pour retrouver le blog.